Et si tout était TROP ?

La semaine dernière, nous sommes partis en vacances à la montagne. Bout d’Chou a attrapé une gastro dès le deuxième jour et le microbe a fait le tour de la famille. Du coup, nous avions beaucoup de linge vraiment sale et nous avons fait appel au service de laverie de la résidence où nous logions.

Nous avons récupéré des vêtements bien propres mais qui sentaient très fort la lessive. Je pense que je n’aurais même pas remarqué l’odeur il y a quelques années. J’aurais peut-être même trouvé que le linge sentait bon. Seulement, maintenant que j’ai pris l’habitude d’acheter de la lessive sans parfum puis de fabriquer ma lessive moi-même, je ne supporte plus du tout les parfums de synthèse.

Quand j’ai rangé le linge dans l’armoire, l’odeur m’a écœurée. Aujourd’hui, même après un deuxième lavage, l’odeur est toujours présente. Moins forte, mais tenace. Dès que j’ouvre les portes de l’armoire de Bout d’Chou, une vague de parfum de synthèse envahit la chambre.

Même surprise la semaine dernière, mais dans un autre registre cette fois : le sel. Depuis que nous sommes passés au régime sans sel, je remarque à quel point la plupart des plats que je ne cuisine pas moi-même sont salés. Nous avons mangé dans des aires d’autoroute et, à ma grande surprise, j’ai trouvé que certains aliments étaient presque immangeables tant ils étaient salés. Ce n’était pas la première fois que je mangeais dans ce type de chaîne, et la quantité de sel ne m’avait jamais dérangée.

Question sucre, les mueslis du petit déj, les gâteaux de mon boulanger et les yaourts des grandes surfaces ne heurtent pas mon palais pour le moment. Notre régime moins sucré a du mal à se mettre en place, donc je n’ai pas encore le sentiment de subir une attaque en règle de mes papilles quand je mange un produit sucré. Cependant, je commence à croire que je vais changer d’avis une fois que l’on aura perdu l’habitude de manger toute la gamme des produits de base du supermarché (qui contiennent tous plus ou moins de sucre, même les produits salés comme certains biscuits apéro).

Et si le plastique avait lui aussi réussi à passer inaperçu dans notre bouche ? Dans son livre sur le zéro déchet, Béa Johnson raconte qu’elle a cessé de manger des produits emballés dans des barquettes en polystyrène ou des emballages en plastique. Maintenant, quand elle est invitée chez quelqu’un ou qu’elle mange au restaurant, elle trouve que les aliments ont souvent le goût de plastique. Quand j’ai lu cela, je me suis dit qu’elle avait le palais sensible. Mais après le choc des parfums et du sel la semaine dernière, je pense qu’elle n’exagère pas.

Le problème, c’est que tout cela ne se limite pas à une attaque de nos narines et papilles. Les parfums de synthèse sont dangereux pour notre santé. D’après un article de Futura Sciences,  

sur 3.000 produits chimiques environ utilisés par l’industrie des parfums, 884 peuvent causer le cancer, des défauts congénitaux, des désordres du système nerveux central, des irritations de la peau et des yeux, des réactions allergiques et des sensibilités chimiques (source : 1989, Institut national de santé et sécurité au travail des États-Unis, NIOSH).

L’excès de sel dans l’alimentation est connu pour ses effets néfastes sur la tension artérielle et le système cardio-vasculaire. L’excès de sucre avait été un peu éclipsé par la guerre menée contre le gras, mais aujourd’hui, on commence à pointer du doigt les risques d’une alimentation trop sucrée. Un documentaire australien de 2014, Sugarland, vient d’ailleurs d’être doublé en français et de sortir dans les salles.

En attendant que les industriels améliorent leurs pratiques, que puis-je faire pour ne pas intoxiquer ma petite famille et la planète ? Plus j’y réfléchis, plus je me dis que le presque zéro déchet s’impose. Je ne suis pas prête à aller aussi loin que Béa Johnson qui battait son beurre et faisait son fromage pour bannir totalement les emballages. Par contre, je pense que je peux faire quelques gestes qui amélioreront la santé de tout le monde. Ce n’est pas simple de changer ses habitudes, mais le choc de la lessive et du sel m’encouragent à progresser dans cette voie. Le blog d’une étudiante en environnement à la Sorbonne propose huit pistes pour se mettre au zéro déchet. Pour y accéder, cliquez ici ! C’est donc parti pour un nouveau défi : remplacer le sac poubelle de 100 litres que nous mettons sur le trottoir chaque semaine (il n’est pas plein mais il est quand même très lourd !) par un sac de 30 litres. Rendez-vous dans un mois, le 26 février, pour savoir si le défi a été relevé !

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